Municipales en France: les temps forts de la soirée électorale du second tour
23 March 2026

Municipales en France: les temps forts de la soirée électorale du second tour

Reportage France

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À un an de l'élection présidentielle en France, les électeurs de plus de 1 500 communes du pays étaient appelés aux urnes pour un deuxième tour du scrutin municipal dimanche 22 mars, dans ‌un pays politiquement très fragmenté. Retour sur cette soirée électorale.

Une balade à vélo dans Paris pour fêter la victoire, et le candidat des socialistes et écologistes, Emmanuel Grégoire, a reçu les clés de la capitale de sa prédécesseure, Anne Hidalgo : « Je donne la clé de la ville à Emmanuel Grégoire ! » « Ce soir, c’est la victoire d’une certaine idée de Paris. Un Paris vivant, un Paris progressiste, un Paris populaire, un Paris pour tous. », se félicite Emmanuel Grégoire.

La gauche garde aussi la main à Lille et Marseille. Les alliances nouées avec La France insoumise ont en revanche souvent raté face à la droite, même s'il y a des contre-exemples, comme à Nantes.

L'extrême droite, elle, confirme sa dynamique aux municipales, mais le RN continue d'échouer dans les très grandes villes. Seule exception : Nice, dans le sud-est, où son allié l'UDR Éric Ciotti a ravi la mairie à son meilleur ennemi Christian Estrosi : « Nous l’avons fait ! Cela paraissait relever de l’ascension de l’Himalaya par la face nord ! Eh bien, oui, nous l’avons fait ! »

PS, LR… Les partis traditionnels maintiennent une certaine assise sur le territoire français. Bruno Retailleau, patron de la droite LR : « Les Républicains et leurs alliés remportent le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d’élus. Ce soir, une réalité s’impose : nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale en France. »

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La formation du président Macron s'empare, elle, de deux villes de plus de 100 000 habitants. Mais les chefs de partis ont surtout les yeux rivés sur l'élection présidentielle de 2027. Au centre droit, Édouard Philippe et Gabriel Attal sont dans les starting-blocks. Et la gauche radicale veut transformer l'essai, forte de sa poussée aux municipales. Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise : « Ce soir, nous avons fait la démonstration que rien ne peut résister à la mobilisation populaire. L’année prochaine, la nouvelle France peut balayer la macronie et ses politiques de malheur. L’année prochaine, la nouvelle France peut battre l’extrême droite. L’année prochaine, nous pouvons ouvrir une nouvelle page de l’histoire de France. »

Tout comme l'extrême droite de Jordan Bardella : « Nous mesurons pleinement avec Marine Le Pen la responsabilité qui est désormais la nôtre. Les succès de ce soir ne sont pas un aboutissement, mais un commencement. »

Les Français choisiront leur prochain président dans 13 mois à peine.