
Pourquoi un regain d’optimisme sur l’or malgré les prix qui baissent?
Chronique des matières premières
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient il y a plus d'un mois, l’or subit une forte baisse. Après une brève remontée, la tendance à la baisse se poursuit. Cette situation peut-elle durer ?
Tout dépendra de la volonté réelle du président états-unien de terminer cette guerre. On l'a vu, chacune de ses déclarations a un impact sur les marchés. Les cours de l'or ont ainsi chuté de plus de 4 % le 2 avril pour s'établir autour de 4 600 dollars l'once. Une réaction à la remontée des cours du dollar à la suite de l'allocution de Donald Trump, le 1ᵉʳ avril au soir. Mais sur un an, l'or a tout de même pris plus de 48 %.
Cette augmentation prouve que le métal jaune reste une valeur refuge qui s'apprécie en période de fortes turbulences sur les marchés ou de tensions géopolitiques. D'autant que les facteurs qui contribuent à la hausse des cours persistent. Il n'est donc pas exclu que le métal précieux puisse à nouveau titiller ses records historiques.
Le retour possible de l’inflationLes marchés restent en effet incertains, car cette guerre a déjà perturbé les flux d'approvisionnement, et notamment ceux des hydrocarbures. Cela suscite des inquiétudes quant à une flambée de l'inflation.
Une inflation qui rebondit déjà à 2,5 % en mars dans la zone euro. Et aux États-Unis, elle s'approche dangereusement des 3 %. En tant que valeur refuge, le métal jaune a tendance à augmenter dans un contexte d'inflation croissante, surtout si celle-ci est inattendue et prolongée. Goldman Sachs maintient ainsi ses prévisions. Selon ses experts, le prix de l'or pourrait atteindre 5 400 dollars d'ici fin de l'année 2026. Et ce en raison des anticipations de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine et de la poursuite des achats d'or par les banques centrales.
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