Une rupture « historique » pour El Watan, et « inévitable » pour le Jeune Indépendant qui clame que l'Algérie « remet les pendules à l'heure » dans ses relations avec le pays du Golfe. Hier, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la fin des liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Dans la foulée de cette annonce, l’ambassadeur des Émirats a été reçu au siège du ministère où la décision lui a été formellement notifiée. Un délai de 48 heures lui a été accordé pour s’y conformer et quitter le pays.
Cette annonce, de la part d'Alger, « est tombée avec la solennité des grands tournants géopolitiques », observe le Jeune Indépendant, qui estime par ailleurs que « le gouvernement algérien a pris la décision radicale de rompre le fil diplomatique qui le liait à Abu Dhabi [...] après avoir longtemps privilégié la voie du dialogue, de la retenue et de la modération ».
« Si l’annonce a le caractère abrupt d’une décision d’État, elle s’inscrit dans un processus de détérioration engagé depuis plusieurs années plutôt que dans un incident isolé », relève le Matin d'Algérie.
Cette rupture intervient en effet après des années de tensions latentes entre les deux pays « alimentée par les accusations algériennes visant les ingérences des Émirats dans plusieurs pays arabes et africains », rapporte El Watan, qu'il s'agisse du Mali, de la Libye ou du Soudan, mais aussi du Maroc, avec qui Alger a rompu ses liens diplomatiques en 2021.
Car le rapprochement des Émirats avec Rabat « alimente depuis longtemps la méfiance algérienne, dans un contexte où le dossier du Sahara occidental demeure l’un des axes structurants de la politique étrangère du pays », analyse le Matin d'Algérie, un rapprochement qui serait « perçu comme visant à affaiblir l’influence algérienne en Afrique du Nord et au Sahel ». Abu Dhabi a depuis répondu à cette annonce de rupture, sur le réseau social X, en disant espérer qu'elle soit temporaire, et rappelle son attachement aux liens qui unissent les deux peuples.
Une première dans l'histoire sportive du continent africainUne première historique et olympique : la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) a été allumée à Athènes, berceau antique des Jeux, et elle est ensuite arrivée au Sénégal, pour une tournée de plusieurs semaines dans le pays. Cette flamme, c'est celle des JOJ de Dakar 2026, le premier événement sportif olympique à se dérouler sur le sol africain.
À cette occasion, le président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs annoncé que la Fondation nationale Sénégal solidaire, à l’initiative de la Première dame, consacrerait 500 millions de francs CFA aux Jeux, notamment pour permettre à des enfants et des jeunes d’assister aux compétitions.
« Mais en politique, les symboles comptent autant que les intentions, nuance le Quotidien, et celui qui se dessine aujourd’hui est pour le moins troublant : acheter des billets pour un événement olympique, au moment même où des milliers de Sénégalais manifestent contre la vie chère ! », s'étonne le journal. « Pour une famille qui peine à payer son loyer, son électricité ou son panier alimentaire, 500 millions de francs CFA [...] représentent plutôt des milliers de repas, des centaines, voire des milliers de bourses ou d’aides sociales. Dakar 2026 peut être une fierté nationale. Mais une fierté nationale ne doit pas devenir une dépense que l’on demande aux citoyens de justifier alors qu’ils peinent déjà à supporter le coût de la vie », alerte le média.
Et faire de ces jeux une fierté nationale, c'est bien l'objectif du Sénégal, qui a sorti les grands moyens pour être à la hauteur en termes d'infrastructures d'accueil et de transports. car pour le média en ligne Afrik.com, l'enjeu des JOJ est double pour Dakar : « Il s’agit d’organiser une fête sportive exemplaire, mais aussi de préserver l’image d’un pays d’accueil, capable de conjuguer souveraineté, hospitalité et respect des engagements olympiques ».
« En octobre, le Sénégal ne jouera pas seulement son image de grande nation sportive africaine, ajoute le média, il portera aussi une part du rêve olympique du continent. Si l’organisation tient ses promesses, Dakar 2026 pourrait rester comme le moment où l’Afrique a cessé d’attendre les Jeux pour commencer à les accueillir. »