
À la Une: la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco
Revue de presse Afrique
Vivian van de Perre, souriante, apparaît à la Une du Journal de Kinshasa, de 7 sur 7 ou encore d’Actualité.cd. Première déclaration de la cheffe par intérim de la Mission de l’ONU en RDC : « Il y a plus d’un an, le 26 janvier 2025, j’étais dans le dernier avion à atterrir à l’aéroport de Goma. Aujourd’hui, je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir de nouveau, j’espère que cela marque le début de la réouverture progressive de l’aéroport de Goma, au bénéfice de la population. »
Quelle est la mission de Vivian van de Perre ? « Elle prépare surtout la mise en œuvre du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, dispositif qui découle de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, votée en 2025 », explique le Journal de Kinshasa, qui souligne par ailleurs « que cette visite intervient dans un climat fragile, car les cessez-le-feu tiennent difficilement sur le terrain ».
La situation reste tendue, remarque également 7 sur 7, « la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des tensions persistantes dans le Nord-Kivu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l’AFC-M23 ont provoqué d’importants déplacements de population ces derniers mois ». « Même technique, cette visite reste politique », remarque encore le Journal de Kinshasa, « elle doit prouver une chose : les engagements de Washington, Doha et Addis-Abeba peuvent produire des effets concrets. Finalement, tout se jouera sur le terrain ».
Exigence de véritéAu Sénégal, la famille de l'étudiant Abdoulaye Ba, tué lors d’une intervention des forces de l’ordre sur le campus universitaire de Dakar, s’est exprimée hier. « Elle demande des éclaircissements sur les circonstances du drame », explique Walfnet. « La famille a choisi Mamadou Diouldé Ba, l’oncle de la victime comme porte-parole. Dès le début de son discours, poursuit le journal, il a appelé la communauté étudiante à garder son calme, encourageant les étudiants à mettre l’accent sur la prière ». Mais « il a également souligné que la famille souhaitait être informée des évènements réels qui ont mené au décès de l’étudiant ».
Exigence de vérité, également, à la Une de Sénéplus, qui titre « L’État accusé de vouloir cacher la vérité à l’UCAD (l’université Cheik Anta Diop). » Sénéplus, qui ajoute : « La communication officielle n’a fait qu’attiser la colère. Loin d’apaiser les esprits, les justifications de l’État sur une supposée "radicalisation" du mouvement étudiant sont perçues comme une insulte à la mémoire de la victime ».
Pluie, neige et ventLe Maroc souffre toujours des intempéries. « Pluies historiques au Maroc : 110 000 hectares engloutis et 276 millions d'euros pour reconstruire », annonce Bladi.net. Le site d’information précise également « que la montée des eaux a déplacé 188 000 personnes ». Telquel de son côté annonce la couleur pour aujourd’hui et demain : sont attendues « de fortes pluies avec orages et risques de grêle, des chutes de neige à partir de 1 400 mètres et de fortes rafales de vents (…) dans plusieurs provinces du Royaume ».
Hesspress souligne l’inquiétude exprimée par l’association Al Karama, pour la défense des droits humains, à Tétouan, dans le nord du Maroc. Cette association « alerte sur l’ampleur des dégâts et appelle à une mobilisation citoyenne plus large, tout en mettant en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de la catastrophe ». Pas question donc, de critiquer ouvertement la gestion de la crise par le gouvernement, mais l’association basée à Tétouan, souligne que « les opérations de secours et d’acheminement des produits de première nécessité ont été confrontées à des difficultés logistiques, en particulier dans les zones rurales et montagneuses ».