
Élections municipales françaises: le parti Renaissance menacé d'effacement
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Les élections municipales approchent à grands pas. Elles auront lieu dans un peu plus d’un mois maintenant. C’est donc le sprint final et pour cette échéance le bloc central est divisé entre des alliances avec Les Républicains dans certaines villes et pas d’alliance dans d’autres, ces choix stratégiques paraissent illisibles et mettent les équipes de campagne dans l’embarras.
Alors que certains voient dans ce scrutin une étape vers la présidentielle, Renaissance assume de ne pas afficher d’objectifs ambitieux pour cacher un manque de préparation ou de candidats.
On tente donc de donner une forme à ce qui n’en a pas. Le parti martèle sa ligne « humilité » et « pragmatisme » selon les mots des cadres du parti. Une façon de dispenser un storytelling positif sur un scrutin épineux. « Nous sommes humbles et collectifs, ça ne sert à rien de diviser le bloc central » confiait à RFI un cadre du parti.
Renaissance engage peu de têtes de liste dans les grandes villesSi l’on prend le casting des candidats, Renaissance ne compte que deux têtes de liste dans les dix premières villes de France. Violette Spillebout à Lille, députée du parti macroniste où elle était déjà candidate il y a cinq ans qui est en position d’outsider. Et Thomas Cazenave à Bordeaux, qui a finalement noué une alliance avec la présidente du parti Radical Nathalie Delattre, à la suite du décès de l’ancien maire LR de la ville. Ailleurs, le parti soutient des personnalités issues du parti Horizons ou sans étiquette. Martine Vassal à Marseille, Jean-Luc Moudenc à Toulouse ou Christian Estrosi à Nice par exemple, Pierre-Yves Bournazel à Paris… Des élus qui ont quitté la droite sans jamais officialiser leur appartenance à la macronie. Le bilan peut sembler modeste, voire inquiétant, pour un parti au pouvoir depuis près de dix ans.
Plutôt que la conquête des villes, la direction du parti préfère donc mettre en avant celle des conseillers municipaux. Objectif affiché : s'implanter le plus possible au niveau local en doublant les 2 500 conseillers municipaux revendiqués aujourd’hui.
Un parti amorphe qui aura du mal à survivre à Emmanuel Macron ?Ce scrutin révèle en fait un parti amorphe qui aura du mal à survivre à Emmanuel Macron car à l'impréparation s'ajoute le manque d'intérêt de la direction du parti pour ces municipales. Certes Gabriel Attal n'en a pris la direction que récemment mais le scrutin n'a jamais été érigé en priorité car difficile à remporter. La raison ? Un problème d'implantation locale notamment. Chacun le sait, Renaissance est un parti conçu pour exercer le pouvoir national et non pas local. Et alors que la présidentielle de 2027 approche, le macronisme menace de disparaître.
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