
De la guitare saharienne aux koshis pyrénéens, tout est dans la #SessionLive.
Les 1ers invités de la #SessionLive sont les musiciens de Tinariwen pour la sortie de Hoggar
Les pionniers de la musique touarègue et lauréats d’un Grammy Award, Tinariwen, annoncent aujourd’hui la sortie de leur dixième album studio, Hoggar sur leur propre label Wedge. Plus de 45 ans après leurs débuts, le groupe revient, avec cet album, aux fondations mêmes de son identité sonore.
Fervents défenseurs de la culture nomade de leur peuple, vivant dans les régions désertiques frontalières entre le Mali et l’Algérie, Tinariwen ont acquis une reconnaissance mondiale au cours des deux dernières décennies grâce à leur musique blues portée par la guitare, mêlant politisation en langue tamasheq, rythmes syncopés et mélodies planantes. Avec Hoggar, ils s’affirment désormais comme des aînés de la tradition musicale touarègue, renouant avec leurs premières années d’écriture autour de guitares acoustiques et de chants collectifs au coin du feu dans le désert, tout en transmettant le flambeau à une nouvelle génération de musiciens invités, chargés de faire perdurer l’esprit de rébellion et de défi.
Le premier single Sagherat Assan est une chanson traditionnelle soudanaise portée par la voix mélismatique et profondément soul de l’artiste soudanaise Sulafa Elyas.
Pour accompagner la sortie de Hoggar, Tinariwen ont confirmé une tournée mondiale qui a débuté, début février 2026, en Inde. Concernant l’absence de dates en Amérique du Nord, le groupe précise : « Nous étions impatients de présenter notre musique en Amérique du Nord, mais en raison des restrictions actuelles de voyage, nous ne pourrons pas nous y produire dans le cadre de cette tournée. Nous savons que c’est décevant, et notre équipe a exploré toutes les options possibles, mais cela dépassait notre contrôle. Nous espérons revenir aux États-Unis dès que possible pour partager notre musique avec notre public. »
Connus pour enregistrer au cœur des vastes étendues balayées par les vents du désert saharien central, Tinariwen ont toujours puisé leur inspiration dans les rythmes de la nature. Face à l’instabilité politique au Mali, les membres fondateurs, désormais basés en Algérie, ont enregistré Hoggar dans un studio installé par le groupe touareg de la nouvelle génération Imarhan, dans la ville méridionale de Tamanrasset, poursuivant ainsi leur héritage d’innovation et de collaboration.
Alors que des albums précédents, comme Amatssou (2023), voyaient Tinariwen collaborer avec Daniel Lanois, producteur de Bob Dylan et Willie Nelson, Hoggar marque un retour à une approche plus locale. Réunis quotidiennement pendant un mois avec la communauté musicale touarègue locale, les membres fondateurs Ibrahim Ag Alhabib, Abdallah Ag Alhousseyni et Touhami Ag Alhassane ont composé des chansons inspirées par les troubles politiques, aux côtés de jeunes artistes tels que Iyad Moussa Ben Abderrahmane, Hicham Bouhasse et Haiballah Akhamouk (Imarhan). Le groupe a également collaboré avec Sanou Ag Hamed (Terakaft) et retrouvé Liya ag Ablil, alias Diarra, cofondateur de Tinariwen, pour la première fois depuis 25 ans. De cette rencontre, est née une profonde impression de retrouvailles, mais aussi une évolution du son Tinariwen.
Hoggar propose 11 titres chargés d’émotion, aux mélodies complexes et à la chaleur chorale de voix collectives en harmonies puissantes. L’album marque également plusieurs premières notables : Ibrahim et Abdallah chantent ensemble, pour la première fois, depuis plus de 30 ans, rompant avec la tradition selon laquelle chaque compositeur interprète uniquement ses propres morceaux, et le chanteur José González, admirateur de longue date, fait une apparition spéciale. Sur le plan des textes, Hoggar aborde des thématiques urgentes et contemporaines, évoquant les défis sociaux et politiques auxquels font face les Touaregs et le nord du Mali. Fidèles à leur engagement, Tinariwen continue de témoigner à travers leur musique, conciliant l’énergie joyeuse de leurs concerts avec une réflexion profonde sur la résilience, les luttes communautaires et la préservation culturelle.
Avec Hoggar, Tinariwen s’affirme finalement comme des symboles culturels, à l’image du massif montagneux touareg, dont l’album porte le nom et qui surgit du désert saharien central. Repère défiant visible à des kilomètres, les montagnes du Hoggar incarnent une terre natale pour les peuples déplacés, tandis que la musique de Tinariwen continue d’ouvrir un espace pour les générations futures.
Titres interprétés au grand studio :
- Sagherat Assani Live RFI
- Cd Amidinim Ehaf Solan, extrait de l’album
- N’ak Tenere Iyat Live RFI.
Line Up : Abdallah ag Alhousseyni (guitare, voix), Sadam (guitare voix), Elaga ag Hamid (guitare), Said ag Ayad (percussions).
RFI Musique YouTube Tinariwen.
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Hoggar (Wedge 2026).
Site - Instagram - Bandcamp - YouTube - Concert Cirque d'hiver.
Puis nous recevons Awa Ly pour la sortie d'Essence & Elements.
Flirtant avec une soul-folk hybride, l’auteure-compositrice-interprète Awa Ly est à l’image de sa discographie : en voyage. Celle qui pratique la musique de l’âme, transforme les émotions en sons avec une dimension spirituelle et universelle. Après les remarqués Five And a Feather (2016) et Safe and Sound (2020), elle a sorti son troisième album en 2025 : Essence And Elements. C’est sur l’île d’Alicudi, dans l'archipel des Eoliennes, où Awa Ly se rend régulièrement pour se ressourcer, que naît Essence And Elements. Là-bas, inspirée par le silence, elle enlace la nature qui l’embrasse à son tour : le vent, les vagues, le crépitement des flammes ou encore le craquement des arbres lui souffle des mélodies et des textes. S’affranchissant du tumulte du monde, elle s'imprègne des éléments qui l’entourent (Terre, Eau, Air, Feu) pour composer et écrire son nouvel album.
Au fil des rencontres, de Paris au Cap, elle s’entoure de quatre producteur.ices pour réaliser ses compositions. Chacun arrangeant trois titres autour d’un élément : Nicolas Repac (No Format, Arthur H, Blick Bassy, Mamani Keïta…) pour la Terre, avec ses percussions et guitares organiques. Lossapardo (Prix Joséphine 2024, Roche Musique, Dinos…) et sa néo soul/folk pour l’Eau. Hannah V (Grammy awards 2021, Rihanna, Jessie J, JP Cooper, Stormzy, Yola…) pour l’Air, avec sa pop éthérée. Léonie Pernet (Infine Music, Malik Djoudi, Acid Arab…) pour le Feu, avec ses percussions et claviers électroniques. Pour cette #SessionLive, Awa Ly est accompagnée par la violoncelliste Lucie Cravero.
Titres interprétés au grand studio :
- Breathe in, Breathe out Live RFI
- My Essence, extrait de l'album
- L'une Live RFI.
Line Up : Awa Ly (chant), Lucie Cravero (violoncelle)
Son : Anouk Bodenan, Mathias Taylor.
► Album Essence and Elements (Rising Bird Music/Naïve 2025).
Site - Instagram - YouTube - Concert 20 mars Seine Musicale.