
Si vous avez goûté au cours de votre vie aux douceurs du Ghana et en avez gardé une certaine nostalgie en France, la petite entreprise Ginger Flame va vous réveiller les papilles et les souvenirs. Depuis cinq ans, cette PME propose des jus et des sauces pimentées que l’on trouve dans bon nombre d’épiceries fines ou de supermarchés et compte bien se développer.
« Ananas, passion, citron sans sucre… Oui ! Ça arrache fort, il est beaucoup plus fort au gingembre ! » Avec un accent qui fleure bon le Ghana, Daniel Atrikpé vante avec passion au « Salon du bien-être et des médecines douces » de Paris ses produits faits maison et particulièrement son jus de gingembre. Basé en région parisienne, dans les Yvelines, Daniel et son épouse ont fondé en 2021 une PME de huit employés, Ginger Flame, qui transforme ananas, gingembre, hibiscus, fruit de la passion, en autant de boissons énergisantes et en sauce pour des plats africains.
« À la base, j'étais informaticien », explique le cofondateur de la PME, « Rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. C'est ma femme qui est traiteur, donc elle prépare des plats pour les mariages, pour les événements. Et beaucoup de gens ont aimé, ils voulaient, en fait, pouvoir en acheter pour la maison. Donc on s'est dit bon : "bah pourquoi pas les mettre en bouteille et puis commencer à les commercialiser". On a plusieurs variétés, avec une partie boisson, une partie sauce. La sauce, c’est pour préparer les djolofs, c'est une sauce toute prête que vous ajoutez seulement au riz. C'est un plat particulier des Ghanéens, nigériens, sénégalais. Là-bas, c'est ce que les Sénégalais appellent le tchep. Et puis on a les sauces pimentées pour manger le riz, les pâtes, c'est une particularité aussi de l'Afrique de l'Ouest. Après la partie boisson : on a les fruits à base de gingembre, avec ananas, avec passion, avec citron . Les produits de base, la plupart vient du Ghana. Par exemple, l'ananas, les épices qu'on utilise, tout vient du Ghana ».
Ananas, épices, gingembre du GhanaL’usine de Ginger Flame qui emploie dans les Yvelines huit salariés sur 500 m² de surface, transforme des fruits à la mode ghanéenne. Et si une partie de la matière première provient du marché de Rungis, au sud de Paris, le projet de Daniel Atrikpé est de cultiver et de transformer les cultures de son verger sur place au Ghana.
« Oui, il y a un projet qui est en cours actuellement. L'idée, c'est de pouvoir installer une usine qui transforme certaines de nos matières premières pour pouvoir les importer et faciliter la production en France. Par exemple, l'ananas, il y a aussi les fruits de la passion, qu’on transforme en pâte. L'ananas, quand il sort du champ, le goût est meilleur. Le gingembre également, on va tout transformer en pâte et on l'amène directement en France, pour pouvoir continuer notre production. Quand c'est frais, quand ça sort du champ, c'est plus juteux, plus agréable à manger. Donc en les transformant, cela permet aussi de réduire nos coûts ».
Si ce projet de culture de transformation en produits finis aboutit au Ghana, la PME « Ginger Flame » devrait pouvoir augmenter sa production actuelle de 2 000 bouteilles de jus par jour, afin d'alimenter la vingtaine de supermarchés d'Île-de-France qui distribuent déjà son gingembre made in Ghana.