
New York a un nouveau maire. Le démocrate Zohran Mamdani prend ses fonctions ce jeudi 1er janvier. Son ambition est de rendre la ville plus abordable pour ses 8,5 millions d'habitants.
Zohran Mamdan a multiplié les annonces-chocs pendant sa campagne : gratuité des crèches municipales et des bus publics, gel des loyers dits « stabilisés », création d'épiceries municipales... Des mesures que ses détracteurs qualifient de « populistes » et d'« irréalisables ». Pour les mettre en œuvre, le nouveau maire prévoit des hausses d'impôts. Pour cela, il va devoir convaincre les autorités démocrates de l'Etat, qui renâclent à les augmenter, à commencer par la gouverneure Kathy Hochul, candidate à sa réélection en novembre.
En revanche, Zohran Mamdani ne devrait pas se heurter à l'hostilité de Donald Trump, en tout cas, pas immédiatement. Les deux hommes se sont rencontrés le 21 novembre et contre toute attente, cela s'est plutôt bien passé. « Le président a été séduit par le personnage qui est, comme lui, une sorte d'outsider qui a tout renversé sur son passage, notamment l'establishment de son propre parti », explique à RFI Serge Jaumain, professeur d'histoire contemporaine à l'Université libre de Bruxelles. Le président est également content que le Parti démocrate ait « une sorte d'épine dans le pied. Zohran Mamdani incarne la gauche du parti et il fait peur à un certain nombre d'eléecteurs plus centristes », analyse l'universitaire.
Malgré tout, la stratégie du trentenaire de mettre l'accent sur la vie chère plutôt que sur la défense de la démocratie pourrait bien inspirer son camp. Sur la forme, Zohran Mamdani avait également innové en menant une campagne joyeuse et en jouant la carte de l'espoir. Une recette que le parti démocrate pourrait appliquer pour les élections de mi-mandat. À dix mois de l'échéance, le débat n'est toujours pas tranché.
Donald Trump a bien tenté de contester la victoire de Joe Biden en 2020Mercredi 31 janvier, à la demande de l'ancien procureur spécial, Jack Smith, la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants a publié le compte-rendu de son audition qui avait eu lieu à huis clos, le 17 décembre, explique le site Axios. Selon l'ex-magistrat, sans Donald Trump, il n'y aurait pas eu d'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. « Notre enquête a conclu, au-delà de tout doute raisonnable, que le président Trump s'est livré à un stratagème criminel visant à renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020 et à empêcher le transfert légal du pouvoir », a-t-il affirmé, comme le relève le New York Times. Donald Trump est également coupable d'avoir a délibérément conservé des documents confidentiels après avoir quitté le pouvoir, en janvier 2021, toujours selon l'ancien procureur.
Lors de son audition, Jack Smith a également défendu son enquête. Il aurait procédé de la même manière avec un président démocrate, assure-t-il. Il affirme avoir fait preuve d'impartialité, avoir travaillé en toute indépendance et n'avoir reçu aucune instruction de la part de Joe Biden, précise Axios. Jack Smith en est certain : si Donald Trump avait été jugé, il aurait été condamné, souligne Politico. Mais comme le veut l'usage, il a dû abandonner toute poursuite pénale à son encontre dès qu'il a été élu président. Comme le raconte le New York Times, Jack Smith « s'est efforcé de démonter le récit selon lequel le président est une victime innocente, persécuté par ses opposants qui instrumentalisent les lois ». L'ancien magistrat sait que Donald Trump va, malgré tout, chercher à se venger.
Au Mexique, encore des progrès à faire en matière des droits des femmesComme le raconte le journal Milenio, dans l'État de Morelos, les partis politiques refusent la parité homme-femmes. La justice avait ordonné que plus de la moitié des postes de maires de cet État soit réservée aux femmes. Une liste de villes n'ayant jamais été dirigées par une femme ou alors il y a très longtemps, avait été dressée, poursuit Milenio. 21 des 36 communes de Morelos étaient, donc, censées élire des femmes à leur tête lors des prochaines élections, en 2027.
Mais les partis politiques s'y sont opposé et le Congrès de Morelos a voté une autre règle. Seul un tiers des communes reviendront bien à des femmes. Une décision que dénonce Perla Pedroza de l'Observatoire de la parité et de la violence politique et de genre de Morelos. À Milenio, elle explique pourquoi il faut absolument réserver des postes aux femmes. Elle cite l'exemple d'une ville où lors des dernières élections, un seul homme s'est présenté face à plusieurs femmes. Il a été élu. « Ce n'est pas parce que nous, les femmes, nous ne savons pas gérer une ville ou que nous n'avons pas d'autorité ; c'est parce que les partis ne nous donnent pas de budget et que les gens sont toujours machistes », témoigne cette féministe.
En Argentine, les « bureaucrates de la corruption »La Nacion s'est penché sur « les fonctionnaires et les intermédiaires » qui opèrent dans les coulisses du pouvoir « pour piller l'État », ceux qui touchent des pots-de-vin au sein même des administrations, le tout en étant protégés par certains de leurs supérieurs. La Nacion résume les principales affaires qui ont secoué le pays ces dernières années, calculent pour chacune d'entre elles, les sommes perdues par l'État (4 milliards de dollars, par exemple, dans l'affaire VTV - des fonctionnaires qui faisaient sauter des PV). Le journal propose, enfin, des solutions : réduire les pouvoirs arbitraires accordés aux fonctionnaires ou donner la possibilité aux citoyens de s'adresser à différentes personnes. Il ne faut plus qu'une seule personne puisse accorder ou retirer un avantage à quelqu'un, résume La Nacion.
La police haïtienne veut récupérer Port-au-PrinceEn Haïti, mardi 30 décembre, la police nationale a récupéré un important arsenal lors d’une opération à Bel-Air dans le fief du chef de gang connu sous le nom de Jamesley. « Cela fait plusieurs semaines que la PNH essaie de reprendre le contrôle du centre-ville de Port-au-Prince. Elle lance désormais des attaques alors qu'avant, elle était surtout dans un mode défensif », précise Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste.
Dans la capitale, rares sont les quartiers qui échappent encore aux gangs. Hier, malgré les coupures de courant et l'insalubrité, on a fêté la nouvelle année. « Dans les quelques zones que ne contrôlent pas les bandits, les festivités durent depuis plusieurs jours », raconte le journaliste. Le 31 décembre au soir, le Premier ministre s'est d'ailleurs rendu au Champ de mars. « Mais par peur, le public n'a pas répondu présent », précise Frantz Duval. « En 2026, des grandes batailles attendent le pays : il faudra retrouver le chemin de la démocratie et organiser des élections », insiste le patron du Nouvelliste.