En Haïti, la promesse d’une année électorale
02 January 2026

En Haïti, la promesse d’une année électorale

Journal d'Haïti et des Amériques

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Haïti célébrait jeudi 1er janvier non seulement la nouvelle année, mais aussi les 222 ans de son indépendance. L’occasion pour le président de la transition de réaffirmer que 2026 sera consacrée à la tenue d’élections. 

« Il n'y a pas d'autres voies possibles », a martelé Laurent Saint-Cyr depuis le siège de la présidence, dans un discours où il a fait appel à l'unité nationale, à la responsabilité collective et au redressement du pays. Un discours largement repris par Le Nouvelliste. Mais aussi par la Gazette Haïti qui écrit : « 222 ans après 1804, le message lancé depuis la Villa d’Accueil se veut clair : la mémoire des ancêtres oblige, mais l’avenir reste à construire, ensemble, avec responsabilité et courage. »

De la responsabilité et du courage, il va effectivement en falloir face aux enjeux qui ont marqué l'année qui vient de s'achever et que notre confrère Gotson Pierre passe en revue dans un article d'Alterpress : violence armée, déplacements internes massifs, transition politique sans assise réelle, économie en lambeaux...

Une situation dramatique face à laquelle la population parvient tant bien que mal à s'adapter. « En 2025, poursuit notre confrère, des formes d’entraide communautaire, des initiatives locales et des activités culturelles ont permis de maintenir un minimum de cohésion sociale. » Mais, prévient-il, « ces dynamiques relèvent toutefois davantage de l’adaptation que d’une réelle capacité de changement face aux tendances lourdes. Elles compensent partiellement l’absence de l’État, sans pouvoir s’y substituer durablement. »

Javier Milei face au « cancer du socialisme »

Dans un entretien à CNN en espagnol, le président argentin Javier Milei se réjouit des récentes victoires de José Antonio Kast au Chili, un président classé à l'extrême droite, ou encore de Nasry Asfura au Honduras, soutenu par Donald Trump. Javier Milei dit également travailler avec d'autres pays latino-américains à la formation d'un nouveau bloc pour affronter « le cancer du socialisme ».

Le chef de l’État argentin ne précise pas quels dirigeants il vise. Mais pour Clarin, c'est assez clair, c’est notamment le Brésilien Lula qui est ciblé. « Une voix influente mais dont le leadership s'est érodé », écrit le journal qui avance également les noms de la Mexicaine Claudia Sheinbaum, du Vénézuélien Nicolas Maduro ou encore du Colombien Gustavo Petro.

Quant aux alliés potentiels de Javier Milei, Clarin en voit huit : Nasry Asfura et José Antonio Kast, mais aussi Rodrigo Paz en Bolivie. Auxquels s'ajoutent les présidents panaméen, équatorien, péruvien et paraguayen. Une liste qui pourrait encore se rallonger en 2026, année présidentielle au Brésil et en Colombie.

Clarin relève que ce n'est pas la première fois que Javier Milei évoque l'idée d'un arc politique conservateur. Il a souvent parlé de mener une « bataille culturelle » contre le progressisme et le wokisme, les organisations internationales, la critique d'Israël, et les aides de l'État aux minorités, en se rapprochant du président américain Donald Trump.

Donald Trump dresse son bilan de santé

Donald Trump, justement, a accordé un entretien au Wall Street Journal au sujet de son état de santé. C’est la coutume : la santé est ce sur quoi on met l'accent au Nouvel An. Donald Trump, lui, avoue s'affranchir des conseils donnés par ses médecins. Le président américain a par exemple essayé les chaussettes de contention pour ses chevilles enflées... pour finalement les abandonner parce qu'il ne les aimait pas. Il prend aussi plus d'aspirine que recommandé parce qu'il veut « un sang léger et fluide ». Résultat : des ecchymoses aux mains qu'il tente de cacher sous du maquillage. Pas d'exercice non plus, à part le golf, parce qu'il trouve cela « ennuyeux ».

Lui qui avait passé les quatre dernières années à se moquer des effets de l'âge de son prédécesseur commencerait à en ressentir lui-même les conséquences. On l'a ainsi récemment surpris en train de somnoler pendant des événements publics. Mais au Wall Street Journal, Donald Trump affirme déborder d'énergie. Son secret ? Une excellente génétique. Tout simplement.

Nicolas Maduro cherche l’apaisement

Le président vénézuélien Nicolas Maduro se dit disposer à discuter avec Washington sur de nombreux sujets, dont la lutte contre la drogue ou la question du pétrole. Il faut dire que son pays a passé les fêtes de fin d’année sous la menace des États-Unis qui ciblent depuis plusieurs mois des embarcations de narcotrafiquants présumés en mer des Caraïbes, et bloquent désormais l’accès du pays aux pétroliers sanctionnés par Washington. Le président américain a annoncé lundi dernier avoir mené une première attaque terrestre en territoire vénézuélien, ce qu’a refusé de confirmer ou de démentir Nicolas Maduro.

Le pays continue malgré tout de vivre normalement. Habitués aux crises, les Vénézuéliens se montrent résilients face aux tensions qui s’intensifient. C'est ce qu'a constaté notre correspondante, Alice Campaignolle, qui s'est rendue dans un village de la côte.

La fièvre de la chirurgie esthétique en Colombie

Un nez plus fin, des oreilles recollées ou tout simplement une peau un peu plus lisse… Des milliers de Colombiens et d’étrangers se rendent chaque année dans les cliniques colombiennes en quête de perfection esthétique. Avec 400 interventions chaque année, le pays est devenu l’un des nouveaux paradis de la chirurgie esthétique. Il est même le quatrième au monde en la matière, derrière les États-Unis, le Brésil et le Mexique. Et à Medellin, un congrès international dédié aux technologies de la médecine esthétique attire des milliers de visiteurs chaque année. Notre correspondante Najet Benrabaa s’est rendue dans les blocs opératoires et à ce congrès pour mieux comprendre le phénomène.