«Le supplément du samedi» du 28 février 2026
28 February 2026

«Le supplément du samedi» du 28 février 2026

Grand reportage

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Aujourd'hui, une édition spéciale Ukraine. L'invasion russe du pays vient d'entrer dans sa 5è année. Le front s'est quasi figé avec avantage aux forces russes. 20% du territoire dans l'Est, avec la Crimée conquise auparavant. En 2è partie, nous serons aux côtés de ces réfugiés qui continuent d'arriver en Pologne, il s'agit de ces Ukrainiens pour qui il était trop difficile de partir au début de la guerre. Souvent âgés ou handicapés, ils ne font qu'un passage par Varsovie avant un autre horizon.

Face à la guerre : les Ukrainiens en quête de mémoire et justice

Il y a 4 ans, la Russie lançait une guerre totale contre l’Ukraine. Fantassins à l'offensive dans l'est du pays, attaques massives de drones. Frappes de missiles dans tout le pays. Ces 4 dernières années ont aussi été marquées par des violations du droit international, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité (documentés par l’ONU). Particulièrement en territoire occupé.

Alors que les combats continuent, qu’un jeu de négociations se poursuit ; un double travail a commencé : au niveau sociétal, pour ne pas oublier victimes et prisonniers, et pour dénoncer les crimes commis par la Russie. Au niveau de la justice, pour construire un faisceau de preuves et de témoignages.

Si tous les jours, d’autres violations viennent allonger la liste, cela n’annule pas les précédentes, et la justice, elle, se souvient…

Un Grand reportage d'Emmanuelle Chaze qui s'entretient avec Jacques Allix.

La Pologne, simple terre de transit pour Ukrainiens fragilisés 

Depuis l’invasion partielle de l’Ukraine en 2022, 90% des réfugiés sont passés par la Pologne. Près d’un million d’Ukrainiens se sont établis dans le pays. Mais, avec le temps, la solidarité dopée par la peur de voir les Russes envahir le sol polonais s’est érodée. Un sentiment anti-ukrainien s’est même développé. Et les aides aux réfugiés se sont taries. Les Ukrainiens qui continuent de passer la frontière sont ceux qui étaient malades ou infirmes ou trop précaires, pour fuir dès le départ.

Ils ont souvent besoin d’un accompagnement, et ne sont accueillis que par des bénévoles, qui leur proposent de migrer vers d’autres pays.

Un Grand reportage d'Adrien Sarlat qui s'entretient avec Jacques Allix.