
Alors que s'ouvre lundi la Semaine de la presse et des médias dans l'école, Steven Jambot reçoit Serge Barbet, directeur du Clemi, puis Charlotte Clavreul, du Fonds pour une presse libre, pour discuter des enjeux majeurs de l'information et du pluralisme dans l'écosystème informationnel.
Les temps sont durs et les crises sont multiples à travers le monde. Dans ce contexte, le « vivre-ensemble » est mis à rude épreuve, y compris dans les démocraties bien établies comme la France. Dans cet épisode de L'atelier des médias, nous explorons deux initiatives qui agissent pour le bien commun à travers une information citoyenne de qualité.
L'éducation aux médias est fondamentaleLundi 23 mars 2026 marque l'ouverture de la 37e édition de la Semaine de la presse et des médias dans l'école. Serge Barbet, directeur du Clemi, souligne l'urgence de revenir aux fondamentaux avec le thème « Où est l'info ? ».
Cette mission de résilience dépasse évidemment les seules frontières françaises. Ainsi, Serge Barbet préside le Réfémi, un réseau qui unit autour de l'EMI des organismes de Côte d’Ivoire, du Sénégal ou encore du Cameroun. Un engagement vital pour la stabilité de nos sociétés.
Le procès de Bolloré mis en scène par le Fonds pour une presse libreDans la seconde partie de l'émission, Steven Jambot reçoit Charlotte Clavreul, directrice du Fonds pour une presse libre (FPL). Elle vient présenter Le procès de Bolloré, publié le 19 mars 2026. Ce livre, qui fait suite à une audience publique symbolique, donne un aperçu du système médiatique d'influence porté par le milliardaire français Vincent Bolloré.
Charlotte Clavreul justifie ainsi le diagnostic : « Ce sont des médias de la haine tout simplement. Ce sont des médias qui propagent, qui diffusent des idées racistes, xénophobes, qui radicalisent le débat public, qui cherchent tout le temps en fait des boucs émissaires ».
Sanctuariser le journalisme indépendantFace à la concentration des médias, le FPL propose un modèle de résistance. Créé par l'équipe de Mediapart, cet organisme à but non lucratif a d'abord servi à sanctuariser le capital du journal en ligne pour le rendre incessible et insaisissable : ce média ne pourra jamais être racheté par un grand groupe industriel.
Reconnu d'intérêt général, le FPL soutient désormais tout l'écosystème français de la presse indépendante grâce aux dons de citoyens. Que ce soit par des subventions à l'innovation, des avances remboursables ou le Fonds Ripostes dédié à la défense juridique des rédactions attaquées, l'objectif reste le même : garantir un journalisme libre.