À la Une: la rue malienne gronde et soutient la junte
14 January 2022

À la Une: la rue malienne gronde et soutient la junte

RFI

Journée de mobilisation aujourd’hui au Mali, à l'appel de la junte au pouvoir qui dénonce les sanctions économiques imposées par la Cédéao. Étant rappelé que les chefs des diplomaties européennes s’apprêtent également à adopter aujourd'hui des sanctions contre la junte malienne, « Bamako ne faiblit pas face aux sanctions de la Cédéao », lance le site Maliweb. « Il est temps de montrer ce que nous sommes, des héritiers de Modibo Keita », a indiqué Moussa Diarra, ancien député cité par ce journal en ligne. Porte-parole du mouvement Yèrèwolo, Adama Ben Diarra, également cité par maliweb, a appelé les Maliens à sortir massivement pour « montrer leur soutien à la transition » et il a dénoncé ce qu’il a appelé l’« embargo de la France » sur le Mali. De son côté, le quotidien Le Républicain souligne que d’autres rassemblements sont prévus aujourd’hui « à l’intérieur et à l’extérieur du pays ». L’objectif de ces mouvements de mobilisation est « clair comme l’eau de roche. Il s’agit de répondre à la Cédéao et à l’UEMOA, suite aux sanctions infligées au Mali », lors du sommet extraordinaire tenu à Accra, au Ghana, rapporte Le Républicain. Le panafricaniste Gbagbo soutient le peuple malien La presse malienne, mais pas que. En Côte d’Ivoire, le Mali est également à la Une de quelques quotidiens. Et pour cause, puisque, comme le souligne Jeune Afrique, l’ex-président Laurent Gbagbo mais aussi la star du reggae Alpha Blondy, à l’instar de nombre de mouvement citoyens, dénoncent les sanctions contre Bamako. Dans un communiqué, publié le 11 janvier, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, « conformément à son orientation panafricaniste résolue », déclare se tenir « fermement aux côtés du peuple frère du Mali » et trouve « excessives et impertinentes les mesures de rétorsions prises par la Cédéao ». Figure respectée de la gauche africaine, l’ex-chef de l’État se dit par ailleurs prêt à « accompagner toute approche de règlement pacifique de la crise au Mali », énonce Jeune Afrique. « Jagger » aussi… Lequel site rapporte également les déclarations, filmées dans un video qui circule, par Alpha Blondy, la star ivoirienne du reggae, qui a « vivement » réagi aux sanctions imposées à Bamako. « Je voudrais m’adresser à tous les présidents de la Cédéao. Ces sanctions que vous avez adoptées contre le Mali sont un aveu de votre impuissance. Les Maliens n’ont pas à être victimes de votre incapacité à trouver une solution au problème jihadiste auquel le Mali fait face », a dit Alpha Blondy, rappelle Jeune Afrique. Dans les kiosques, en Côte d’Ivoire, où d’ordinaire, les titres sont peu fréquemment consacrés à l’actualité hors de frontières du pays, la presse dite « bleue », c’est-à-dire celle qui est proche de Laurent Gbagbo, évoque la question malienne. Ainsi, le quotidien Le Temps affirme que, dans cette affaire « l’Elysée se dévoile enfin » ! Selon ce journal, « la méthode en la matière ne change pas. Elle est identique, surtout lorsque les Occidentaux se sentent menacés par la volonté des Africains de prendre leur destin en mains ». À la Une  du journal Le Sursaut, le président d’Agir pour la Côte d’Ivoire met en garde. « Il ne faut pas que le remède soit pire que le mal », dit à ce quotidien ivoirien Hamed Koffi Zarour. Carton plein, stade vide pour le Cameroun à la CAN Dans le quotidien sportif L’Equipe, le directeur de la chaine Vision 4 dit à notre confrère Hervé Penot : « Ils ont tué la CAN ». Comme le souligne le quotidien burkinabè Wakat Sera, « pour la suite de la compétition, il urge de ramener le public dans les stades. Car, si le festin est de taille, le nombre de convives est loin d’être à la hauteur. En dehors du match d’ouverture, même les Lions camerounais risquent, comme contre les Ethiopiens, de dévorer leurs proies dans un huis-clos ahurissant. »